Le 11 mai, l’artiste UssaR présentera son premier album Etendard sur la scène de la Maroquinerie
UssaR, de son vrai nom Emmanuel Trouvé, est un électron très libre, tourbillonnant sans attache, autour d’une chanson française vrillée, habitée par l’éclat d’un piano, et de subtiles arabesques électroniques.
Il y a les artistes que l’on place immédiatement dans une case dès la première écoute, et puis il y a ceux qui suscitent, avec bonheur, trouble et interrogation. Sans aucun doute les plus intéressants. Ceux dont on sait que l’on ne va pas se lasser du jour au lendemain, ceux dont on sait, dès la première note jaillie, les premiers mots prononcés, que l’on n’en finira pas de sitôt d’en épuiser les multiples contours. On aura bien sûr compris à quelle catégorie appartient UssaR.
Pourtant, à la différence des vocations qui démarrent précoces les mains sur le clavier dès le plus jeune âge, c’est seulement à l’adolescence qu’Emmanuel a vu la lumière musicale. Sa méthode, avant tout ludique, a une action libératrice pour le futur UssaR, qui se met à jouer frénétiquement sur son clavier dans une incroyable soif d’apprendre. Ses modèles sont Herbie Hancock, Chick Corea ou Keith Jarrett. Les premiers groupes arrivent aussi, logiquement sous influence jazz – rock.
Pendant des années, il enchaîne avec talent le rôle de l’homme de l’ombre, aux claviers et aux machines, derrière CharlElie Couture, Emel Mathlouti, DJ Pone ou Kery James. Et cela lui va très bien, celui qui a grandi entre Vanves et Malakoff n’est pas un “egomaniac”.
UssaR, au départ ‘private joke’ entre les deux amis, mais dans lequel il se reconnaît pour sa portée universelle, mais aussi sa métaphore guerrière, en perpétuel mouvement, référence à ce combat intérieur qu’il mène dans ses chansons, où la poésie voisine dans une même phrase avec l’ultra-réalisme.
A l’écoute des compositions souvent bouleversantes (comment ne pas craquer à l’écoute du sidérant 6 milliards) et toujours très abouties de ce passionné de boxe, on a du mal à réaliser qu’il est presque un novice en la matière. Cette maturité éclatante s’exprime parfaitement dans Étendues, cet EP qui compile les chansons de son premier essai, plus quatre inédits de haute volée.
Avec des influences en forme de jeu de pistes, où un fil rouge mystérieux nous conduirait à des manipulations électroniques, de Flying Lotus, Aphex Twin ou Apparat, au jazz twisté de Nougaro, à la vision cinématographique brut des films de Patrick Dewaere, Bertrand Tavernier ou encore Tchao Pantin. Des références multiples et particulières, comme autant de clés pour mieux comprendre d’où vient ce chanteur poignant, fier de ne pouvoir être rangé dans aucune case, dont les textes intimes, parfois graves, s’habillent parfois d’un humour salvateur.
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

“T.I.N.A. – There Is No Alternative” : une remise en question de la société au Théâtre Lepic
L’échec n’est jamais qu’une réussite qui se voile la face (et inversement). Ce spectacle en est la preuve. Dans un souci de communication efficace, il m’a été demandé de résumer mon spectacle. Mais j’en suis incapable. Je suis incapable...

« Dans le couloir », un duo sublime au bord de la vie
Au Théâtre Hébertot, Christine Murillo et Jean-Pierre Darroussin sont deux octogénaires qui voient revenir, à leur grande surprise, leur fils âgé de cinquante-ans. La pièce est signée Jean-Claude Grumberg, qui a cousu des personnages pour ces acteurs magnifiques, dirigés...

Deux femmes sur scène pour “La fin du courage” de Cynthia Fleury au Théâtre de l’Atelier
« Première règle. Pour reprendre courage, il faut déjà cesser de chuter. Deuxième règle : il faut accepter de prendre son temps. Troisième règle : Il faut chercher la force là où elle se trouve. Quatrième règle : faire...





